mercredi 24 juillet 2013

pour bien préparer Les Masques : créons des personnages !


En prévision de notre première séance (à partir de la mi-septembre ?), afin de gagner du temps et de vous permettre de réfléchir au personnage que vous souhaiteriez incarner et d'assurer l'insertion de tout le monde dans la campagne, je vais vous demander de préparer un petit peu votre personnage. Il s'agit de guides et de conseils pour vous trois, vous êtes bien sur libre de proposer ce que vous souhaitez si vous n'y trouvez pas votre bonheur. Les seules contraintes sont un personnage de bonne société et/ou baroudeur (anciennement ou actuel), et ayant une raison de résider (même temporairement) sur la côte Est des USA en fin d'année 1924.






Tout d'abord, l'état civil :

Nom : ______ Prénom : ______
Occupation : ________ Âge : ________
Profession : _________ Sexe : _______
Personnalité : ________ Nationalité : ________

Pour l'occupation et la profession vous pouvez piocher dans la liste suivante :

OCCUPATION :              PROFESSIONS :
Artiste                         écrivain, peintre, sculpteur, photographe, danseur, musicien...
Baroudeur                     aviateur, marin, globe-trotter, chasseur, plongeur, pilote...
Détective                     policier, privé, enquêteur, inspecteur, agent fédéral...
Dilettante                     oisif, héritier, hommes d'affaires, diplomate... 
Explorateur                   archéologue, cartographe, ethnologue, anthropologue... 
Homme de foi                spirite, médium, prêtre, missionaire... 
Journaliste                    reporter, photographe, journaliste... 
Médecin                       généraliste, infirmier, légiste, psychologue... 
Militaire                        officier, vétéran, mercenaire... 
Universitaire                  professeur, étudiant, scientifique, chercheur...

N'hésitez à proposer une profession qui ne serait pas dans la liste. 

Pour la personnalité, vous pouvez choisir dans la liste au moins deux adjectifs suivants (par rapport à soi même puis en relation avec autrui) ainsi qu'un trait de personnalité : 

a/ par rapport à soi même

• Sage, raisonnable / Capricieux, envieux, avide, insatiable / Épicurien
• Inexpressif, énigmatique, mystérieux / Expressif
• Confiance en soi, assurance / Aucune confiance en soi
• Modeste, humble / Prétentieux, orgueilleux, suffisant
• Paresseux, fainéant / Travailleur, studieux 
• Léthargique, mou, apathique, mollasson / Actif, dynamique 
• Long à la détente / Réactif, vif 
• Courageux, brave, intrépide / Lâche, peureux, craintif 
• Narcissique / Haine de soi, pas d'amour propre 
• Mature, précoce / Puéril, gamin 
• Triste, blasé, dépressif, négatif, sinistre, pessimiste, sordide, grave / Joyeux, jovial, positif, enjoué, optimiste, enthousiaste 
• Sensible, hypersensible, nostalgique / Insensible, Cœur de pierre 
• Idéaliste, irrationnel / Réaliste, rationnel 
• Téméraire, audacieux, casse-cou, sans scrupules, inconscient / Prudent, avisé, timoré, scrupuleux, attentif, vigilant 
• Coquet, élégant, soigné, raffiné / Négligé 
• Malin, rusé, astucieux, malicieux / Innocent, niais 
• Intelligent / Idiot, stupide, simplet, benêt 
• Adroit, agile, habile / Maladroit, gauche, malhabile 
• Gourmand / Frugal 
• Bon joueur / Mauvais joueur 
• Cultivé / Inculte, ignorant 
• Étrange, bizarre / Ordinaire, banal 
• Compliqué, illogique / Logique, sensé 
• Propre / Sale, bordélique, dégoûtant 
• Attentif, concentré / Dissipé, distrait, étourdi, rêveur, pensif 
• Perfectionniste, consciencieux, méticuleux, soigneux / Négligent, expéditif 
• Délicat, qui a du tact, subtil, sagace, enjôleur / Direct, bourru, bourrin 
• Calme, réfléchi, posé / Impulsif, irréfléchi, tête-brûlée 
• Assidu / Procrastinateur 
• Ponctuel / Jamais à l'heure 
• Serein, décontracté / Agité, nerveux, stressé, anxieux, angoissé 
• Discret / Bruyant, grande gueule 
• Juste, objectif, partial, droit / Injuste, subjectif, impartial 
• Économe / Dépensier 
• Complexé / Décomplexé, bien dans sa peau 
• Vieux jeu / Moderne 
• Sain / Fou 
• Hystérique / Flegmatique 
• Concis, laconique / Prolixe 
• Persévérant / Abandonne facilement 
• Morbide, glauque / Enfantin, adorable, mignon 
• Insouciant / Responsable 
• Ambitieux / Oisif 
• Calculateur, prévoyant / Spontané, imprévoyant 
• Complexe d'infériorité / Complexe de supériorité 
• Matérialiste / Spiritualiste 
• Naturel / Superficiel 
• Efficace, compétent / Inefficace, incompétent 
• Doué, talentueux / Bon à rien 
• Qui a de la personnalité, excentrique, extravagant, fantasque / Fade, insipide 
• Indépendant / Dépendant 
• Organisé, ordonné, rigoureux / Désorganisé, désordonné 
• Lunatique, bipolaire / Stable, constant 
• Patient / Impatient 
• Doué pour réconforter / N'arrive pas à réconforter 

b/ relation avec les autres 

• Gentil, attentionné / Méchant, mal-attentionné, sadique, sardonique, mauvais, pernicieux, persécuteur, tyrannique 
• Associable, renfermé, hostile, froid, distant / Sociable, amical, chaleureux, ouvert, affectueux 
• Introverti, timide / Extraverti, exubérant 
• Conformiste, docile / Provocateur, agitateur, fauteur de troubles, rebelle, cynique 
• Obéissant / Désobéissant, indiscipliné 
• Honnête, sincère, digne / Menteur, hypocrite, mythomane, affabulateur 
• Taciturne / Bavard, loquace 
• Méfiant / Confiant 
• Respectueux, courtois, convenant, solennel, galant, civilisé / Insolent, irrespectueux, dédaigneux, obscène, effronté, indécent, indiscret, hautain, arrogant, présomptueux, condescendant, culotté, familier, odieux, goujat, sauvage 
• Généreux, partageur, charitable, magnanime, bon, noble / Égoïste, pingre, avare, radin, possessif, mesquin 
• Altruiste, à l'écoute / Égocentrique, fier 
• Jaloux / Complaisant 
• Sérieux / Espiègle, facétieux 
• Sympathique, agréable, plaisant, empathique / Antipathique, désagréable, agaçant, insupportable 
• Compréhensif, flexible / Indécis, versatile / Têtu, entêté, obstiné, buté, borné, opiniâtre, tenace, tête de mule, inflexible 
• Naïf, crédule, dupe / Incrédule, lucide, clairvoyant, perspicace 
• Chaste / Pervers, vicieux 
• Réglo, intègre, fair-play / Manipulateur, diabolique, fourbe 
• Loyal, franc / Traître, perfide, sournois, déloyal, accusateur, balance, rapporteur 
• Opportuniste, profiteur / Désintéressé 
• Intimidant / Rassurant 
• Imperturbable, non-influençable / Impressionnable, influençable, malléable 
• Surprenant, amusant, drôle / Ennuyeux, chiant 
• Brutal / Doux 
• Pudique / Exhibitionniste 
• Tactile, câlin / N'aime pas le contact 
• Susceptible, colérique, irascible, soupe au lait, tempétueux / Accommodant, garde son sang-froid, paisible 
• Clément, compatissant, indulgent, tolérant / Impitoyable, cruel, sévère, intolérant, strict 
• Aimable / Acariâtre, grognon, râleur, grincheux, désobligeant, revêche, ronchon 
• Pacifique / Agressif, violent, bagarreur 
• Fidèle / Faux-cul (amitié), infidèle, volage (amour) 
• Séducteur, charmeur, dragueur / Coincé 
• Passif / Curieux, fouineur, qui se mêle de tout 
• Persuasif, convaincant / Pas convaincant 
• Poli / Vulgaire, grossier 
• Dominant, autoritaire, meneur, leader / Suiveur, insignifiant, dominé, soumis 
• Expansif / Réservé 
• Rancunier / Qui n'est pas rancunier 
• Joueur / Récalcitrant, qui ne se prête jamais au jeu 
• Approbateur / Critique 
• Fougueux, passionné / Langoureux, tendre / Placide 
• Misanthrope / Philanthrope 

c/ traits de personnalité 
• Taquin 
• Ironique, sarcastique 
• Masochiste 
• Auto-critique 
• Fou (de façon modéré, en société ce trait n'est pas apparent) 
• Raciste 
• Sexiste (macho, misogyne ou misandrie) 
• Féministe 
• Xénophobe 
• Railleur 
• Voleur, cleptomane 
• Radoteur 
• Pique-assiette 
• Superstitieux 
• Névrosé 
• Schizophrène (de façon modéré, en société ce trait n'est pas apparent) 
• Psychopathe (de façon modéré, en société ce trait n'est pas apparent) 

Ensuite, l'historique : 
Motivation : ___________
Histoire personnelle : ______________

Pour la motivation, il s'agit en quelques mots de préciser les motivations personnelles profondes qui pousseront votre personnage à sortir de son quotidien : le goût de l'aventure, la collection d'antiquités, la sensibilité artistique, la curiosité, l'ennui, l'érudition, la soif de connaissance, l'orgueil ... Bien sûr cela doit être en cohérence avec la personnalité choisie et l'histoire personnelle. 
Pour l'histoire personnelle, donnez en quelques lignes des détails sur le lieu de naissance, son enfance, les choix de sa vie et son métier, ses motivations, sa famille, ses amis, etc... A partir de vos idées, je vous proposerais des éléments pour faire entrer votre personnage dans la campagne. 


Enfin, les compétences liées à la profession et au loisir du personnage :

Vous pouvez en présélectionner certaines, on s'occupera des jets de dés des caractéristiques et de la répartition des points entre les compétences une prochaine fois. 

bureaucratie
culture artistique
langues
sciences : humaines, de la terre, de la vie, formelles, occultes...
bricolage
criminalistique 
hypnose 
médecine 
métier 
photographie 
pratique artistique 
premiers soins 
psychanalyse 
survie 
bibliothèque 
discrétion 
dissimulation 
écouter 
orientation 
pister 
psychologie 
se cacher 
trouver objet caché 
vigilance 
baratin 
contact et ressources 
crédit 
imposture 
interroger 
jeu 
négociation 
perspicacité 
persuasion 
savoir-vivre 
armes à feu 
armes blanches 
armes exotiques 
artillerie 
athlétisme 
conduite 
corps à corps 
équitation 
navigation 
piloter 

La fiche de personnage V6 en pdf peut être téléchargée ici :
http://www.tentacules.net/toc/toc_/matos/fiche.pj.v6.pdf

en version éditable : 
http://www.tentacules.net/toc/toc_/matos/fiche.pj.editable.v6.pdf


Faites moi suivre vos retours, on échangera puis on passera aux caractéristiques chiffrées ... 


à votre imagination !

L'Appel de Cthulhu - Le livre des révélations partie 3 : Jerusalem (2/2)

fin du compte-rendu de la partie du 05 avril 2013
suite et fin du scénario "grand écran" de Casus Belli # 95 (première formule), par Tristan Lhomme



Jérusalem, le 25 juin, au soir : la demeure de Von Scharssen


La surveillance dure toute la fin d'après-midi devant la lourde porte du mur d'enceinte de la maison bourgeoise. Aucune allée et venue n'est à signaler. En fin de journée, une légère fumée s'échappe de la petite cheminée en brique, confirmant l'occupation de la maison. Cette longue surveillance a été mise à profit pour repérer un étroit espace entre l'enceinte et une maison mitoyenne où des gravats permettront d’accéder au sommet du mur. La nuit tombée, éclairés par un rayon de lune, Rachel, Pete et Warren gravissent le mur et sautent dans le jardin. Devant eux se dressent une maison s'élevant sur deux niveaux. Les volets du rez-de-chaussée sont tous fermés et seul un rayon de lumière éclaire le jardin dans le dos de la maison. S'avançant discrètement jusqu'à l'embrasure, intrigués par le savoureux fumet épicé qui s'en échappe, ils remarquent une vieille dame, habillée de vêtements orientaux, leur tournant le dos et affairée autour de ses ustensiles de cuisine. Warren jette plusieurs graviers sur le béton de la terrasse afin d'attirer son attention. Celle-ci s'approche de la fenêtre et se penche à la recherche de la source de ce bruit, s'exprimant en arabe. C'est alors que Pete la fait basculer à l'extérieur et la frappe violemment à la nuque, l'assommant d'un coup net. Il bâillonne alors la vieille dame et l'attache, l'abandonnant au pied de la fenêtre. 
L'intérieur de la cuisine est en fouillis mais semble désert. Au centre de la pièce un moucharabieh laisse passer de l'air frais, de part et d'autre de celui-ci deux portes donnent accès au reste de la maison. La porte de droite ouvre sur une longue pièce éclairée par la faible lueur de la lune. La progression est lente au milieu des meubles de salons occidentaux jusqu'au seuil d'une porte ouvrant sur une cour intérieur. Celle-ci est couronnée d'une coursive de bois, à laquelle on accède par un escalier. Alors que Pete s'apprête à gravir la première marche, il est touché d'une balle à l'épaule. Il s'effondre et rampe pour se mettre à l'abri sous le balcon, protégé par les tirs de Warren et Rachel. Deux tireurs embusqués derrière la rambarde leur bloquent le passage. Malgré sa blessure à l'épaule, Pete peut viser l'un d'entre eux et l'éliminer, alors que le second succombe sous les tirs de ses compagnons. Pete les rejoint et se fait poser un bandage rapide, la balle n'ayant pas pénétré la chair. Ayant atteint l'étage, de nouveaux coups de feu surviennent de l'autre côté du balcon. C'est Warren qui d'un seul tir abat un troisième homme. S'approchant des corps, il remarque que leurs agresseurs ressemblent aux hommes blonds en costume qu'ils ont suivi ce matin en ville. 
La maison semble dorénavant calme et silencieuse. Le balcon donne, par plusieurs ouvertures aux volets de bois ajourés, sur les pièces de l'étage.  Les investigateurs pénètrent dans un couloir ouvrant sur une enfilade de petites pièces richement meublées, aux tapis épais et aux sofas couverts de coussins et de draps de soie. Dans l'une d'elle, à l'abri derrière des moucharabiehs et des paravents, la flamme d'une bougie veille sur un corps allongé dans des draps légers. Ils découvrent le corps d'une jeune femme inanimée. Le visage est celui de Lilian Forrestal. Celle-ci semble sous l'emprise d'un puissant psychotrope. Pete et Warren décide de la porter alors que Rachel doit les couvrir. Ils sortent sans encombre de la maison et rejoignent la route de Jaffa pour rentrer à l'hôtel, se demandant ce qu'ils pourront faire pour Lilian. Celle-ci se réveille alors qu'ils franchissent la porte de la ville, elle réclame avec une voix faible son père. Warren et Rachel essaient de la faire parler mais elle ne semble que réclamer son père , en tenant des propos incohérents ("il va le rencontrer ... enfin. Père ..." ou encore "... le Messie sera engendré et foulera la terre") et ne réagit pas au nom du Professeur Forrestal. Arrivés à l'hôtel, ils obtiennent une nouvelle chambre pour loger Lilian qui s'endort rapidement.
Autour de minuit, la réception vient chercher Pete pour un appel téléphonique. La voix au téléphone n'est pas celle de Von Scharssen, ni d'un allemand, au contraire elle a même un accent britannique très prononcé : " Je suis content de voir que vous avez récupéré votre amie. Les rêves ont parfois un fond de vérité, n'est ce pas ? J'aimerais que nous nous rencontrions dans un endroit plus discret. Je vous propose, voyons ... devant le mur des lamentations dans deux heures". 




Jérusalem, le dimanche 26 juin, deux heures du matin : rendez-vous au mur des lamentations



Les investigateurs laissent Lilian à l'hôtel après lui avoir administré un puissant somnifère. Après avoir traversé les rues calmes de la vieille ville endormie, ils arrivent au pied du mur des lamentations où un homme d'une quarantaine d'année les interpellent. Il porte un vieil uniforme de l'armée britannique en toile élimée ainsi qu'un chèche d'où émergent quelques cheveux blonds cendrés entourant un visage fin, au teint mat et buriné. Il se présente sous le nom d'Arthur Smith. Son haleine chargé de whisky et de tabac aromatisé et ses tics au visage révèlent une certaine nervosité. "Ravi de vous voir. Je ne suis qu'un intermédiaire. Je dois vous transmettre une invitation de mes employeurs ... Si vous voulez bien me suivre à ma voiture". Poussés par la curiosité, les sens probablement émoussés par la fatigue, les investigateurs acceptent de suivre cet inconnu qui ne leur révèle rien quant à l'identité de ses mystérieux employeurs. 
La route est longue et cahoteuse. La lune a disparu et, la fatigue aidant, personne n'a pu réussir à s'orienter. S'ils ont quitté Jérusalem par l'est de la ville, ils ne reconnaissent pas le paysage de basses collines plus à l'est du Mont des Oliviers. Arthur Smith semble connaître la route et les conduits sans hésitations sur une piste au milieu du désert. Après plusieurs heures de routes rocailleuses, la piste s'enfonce dans un chaos rocheux jusqu'à une gorge profondément encaissée par une rivière. Leur guide laisse la voiture à proximité du cours d'eau et les invite à le suivre sur un sentier entre les rochers. 


La lueur du jour naissant leur révèle, au détour d'un coude formé par le lit de la rivière, quelques bâtiments ruinés, qui devaient s'adosser à la falaise calcaire. En s'approchant, Rachel reconnaît les vestiges d'un petit prieuré ou monastère chrétien, pouvant remonter aux dernières croisades au moins sur la base des décors de type roman parmi les blocs éparpillés au sol. Arthur Smith les conduit jusqu'au porche d'une église dont ne subsiste qu'un pan de l'élévation. Le chœur, creusé dans la falaise, est dans l'ombre des premiers rayons du soleil. Les investigateurs distinguent toutefois une silhouette imposante tenant une torche à la main, sous l'arc d'un passage voûté ouvrant à droite de l'autel.
Vêtu d'une robe de bure élimée, le personnage qui les accueille est impressionnant par sa carrure, large d'épaule, il mesure 2 m environ. D'un geste de la main, il les invite à le suivre vers une salle de chapitre où une dizaine de moines sont assis. L'un d'entre eux, encore plus imposant que celui qui les a conduit ici, se lève et leur adresse des salutations polies de sa voix basse et rauque, en anglais. Son visage, caché par la capuche, est peu visible mais il semble massif. 
"Je vous remercie d'avoir fait confiance à Arthur. Je me présente, je me nomme Père Siméon, abbé de la communauté des Cachés. Dieu vous a conduits jusqu'à nous. Nous avons un ennemi commun et il est sur le point d'arriver à ses fins. Nous reparlerons de tout ça quand vous vous serez reposés." 
Epuisés de fatigue, les investigateurs se laissent conduire jusqu'à leurs cellules dans un dédale de tunnel par leurs hôtes. Les cellules individuelles sont spartiates, faiblement éclairées par une torche, mais elles offrent quelques heures de repos bienvenues.



le dimanche 26 juin, en journée : le monastère de Saint Thaddée


Après quelques heures de sommeil, le Père Siméon revient accompagné d'un frère qu'il présente sous le nom de Georges. Il réunit les investigateurs dans la salle du Chapitre, qui doit servir aussi de réfectoire, car on leur sert un ragoût de mouton accompagné de légumes, au goût prononcé de réchauffé. Une consultation de la montre à gousset de Warren permet de constater qu'il est presque midi dans ce monde souterrain.
Georges prend la parole et, d'une voix basse mais douce, leur présente l'histoire sainte. Il s'agit d'une version qui diverge sensiblement de celle lue dans les évangiles et entendue au cours des offices par les nord-américains. En effet, évangélisée par Saint Thaddée il y a plus de 2000 ans, cette communauté était plus corrompue que d'autres. Leur accointance avec le démon (qui n'est pas nommé Lucifer mais par un nom inconnu aux oreilles des investigateurs : un certain Nyarlathotep) avaient atteint un degré tel qu'ils doivent depuis tenir une ascèse rigoureuse. C'est avec effroi, que les visiteurs apprennent que par "ascèse rigoureuse", il faut comprendre "uniquement de la viande animale et conserver les humains pour les grandes occasions". Frère Georges aborde enfin les autres membres de son peuple, ceux qui ne sont pas convertis, qui ont dévorés tous les missionnaires, et ceux, moins corrompus, avec qui ils ont des contacts plus ou moins réguliers. 
A cet instant, alors que les investigateurs restent bouche bée à l'issue du monologue de Frère Georges, le Père Siméon dépose devant Pete sa casquette volée il y a quelques semaines à Berlin : "Vous avez dû rencontrer nos sœurs berlinoises, si je ne me trompe ?". Puis, il reprend : "Nous vous avons aidé à sauver votre amie. Maintenant nous avons besoin de vous. Nos peuples s'ignorent mais nous sommes des alliés objectifs. Un démon dort sous la ville. Nous le nommons Baal, mais il a bien d'autres noms ...". Le Père explique que Saint Thaddée a réussi a détourner sa communauté du culte de ce démon. "Durant de nombreux siècles des magiciens trompeurs et hypocrites, sont venus d'Occident, certains portant la croix, pour le réveiller et nous chasser de nos tunnels ancestraux. Ils ont heureusement disparu, ayant été chassés par les mahométans. Nous n'avons pu retourner dans nos cavernes mais depuis personne n'a tenté de réveiller Baal. Cependant, depuis quelques temps les porteurs de la croix sont revenus pour réaliser la prophétie de Saint Thaddée". 
"Quelle prophétie ?" interroge Warren. 
"Après nous avoir convertis,Thaddée s'est enfoncé sous terre, pour lutter avec Baal. Quelques jours plus tard, il est revenu, s'est enfermé dans une cellule et y a écrit son Apocalypse. Il y annonce qu'un jour, Baal réclamera une femme, une humaine, et qu'il engendrerait l'Antéchrist. Je crains que ce moment ne soit venu..."
Sous le choc de ces révélations, les investigateurs passent une nuit blanche à discuter. Il leur faut admettre certaines vérités allant à l'encontre des certitudes qu'ils avaient dans la Foi chrétienne et définir leur position quant à ces étranges alliés qui semblent désigner le Professeur Von Scharssen comme un très dangereux personnage. Le lundi matin, ils font part de leur plan au Père Siméon : Arthur doit les ramener à Jérusalem, où ils iront acquérir de la poudre. Ensuite, ils s'introduiront sur le chantier de fouilles du Professeur pour observer les vestiges archéologiques en cours de dégagement et, le cas échéant, tenter d’empêcher la réalisation de la prophétie de Saint Thaddée.




Le lundi 27 mai, après-midi : il était une fois une colline en paix

Après avoir récupéré la voiture de Pete et s'être équipé au souk en munitions et en barils de poudre, les investigateurs parcourent la piste menant au chantier du Professeur Von Scharssen. Situé dans la plaine à l'est de Jérusalem, le site est clos d'une palissade mais en terrain découvert et une approche discrète est impossible. Rachel, Pete et Warren décident de garer la voiture sur une colline à un kilomètre environ et d'observer le chantier aux jumelles en attendant la nuit. Toutefois, les jumelles juste sorties de leur étui, ils remarquent que les ouvriers sont attroupés et semblent quitter l'enceinte du chantier alors que plusieurs camions bachés démarrent et remontent la piste dans leur direction. Pete démarre la voiture et poursuit sur la route afin de ne pas être repéré. Au bout de quelques kilomètres il fait demi-tour et remonte la piste pour prendre en filature le convoi.
La poursuite, à distance respectable, les ramène en direction de Jérusalem. Avant d’entreprendre l'ascension de la route menant à la ville sainte, les camions tournent sur leur gauche et prennent une route étroite et sinueuse qui attaque le flanc nord du Mont des Oliviers. Cette petite route est cahoteuse et se finit en cul de sac sur un léger replat. Quatre camions y sont arrêtés. Les investigateurs y jettent un œil rapidement, leurs plateaux arrières sont vides. Ils remarquent un petit sentier à flanc de colline, circulant entre les oliviers et menant à un chaos rocheux, où il se poursuit entre deux blocs par un étroit passage.
C'est à la lumière d'une lampe à pétrole qu'ils pénètrent dans ce boyau taillé dans la roche, Pete en tête suivi de Rachel et de Warren, tenant chacun leur revolver au poing. L'étroit passage s'élargi une fois le bouchon de blocs passé pour former un tunnel aussi haut que large, au sol en cuvette, formant un cylindre de 3 m de diamètre environ. Aucune trace de creusement ni de taille avec des outils n'est décelée par Rachel. Une formation géologique par circulation des eaux, caractéristique de ces milieux karstiques, pourrait être envisagée selon l'archéologue. 
Le tunnel est légèrement en pente et les pas résonnent sur la roche nue. Au loin, des bruits de bottes se font parfois entendre confirmant la proximité des personnes qu'ils poursuivent. Les investigateurs ralentissent alors le pas afin de maintenir une distance de sécurité. La progression est aisée, l'air frais semble circuler assez bien dans cette cavité.
Au bout d'une vingtaine de minutes de marche, alors que les bruits de botte disparaissent au loin, des gémissements se font entendre ainsi que des grincements, évoquant un métal lourd frottant sur la roche. L'air devient un peu plus moite et le courant d'air initial disparaît peu à peu. Au bout d'une à deux heures de progression, le tunnel s'élargit pour former une suite de cavernes quasi circulaires reliées entre elles par des conduits plus étroits. L'air est vicié, une puanteur putride prend les narines. Quant à la lampe à pétrole, alors que Pete remonte la mèche et la recharge régulièrement, son aura lumineux est de plus en plus faible, ne dévoilant bientôt plus qu'un mètre carré de pénombre. 
Les investigateurs sont saisis par un chant guttural dont ils ne comprennent pas le sens, entonné par plusieurs voix masculines situées non loin. A une dizaine de mètres, une caverne, plus large que les précédentes, est éclairée par des torches. Une approche discrète les conduit à bonne distance pour observer la scène : au centre de la caverne se dresse un cercle de monolithes de pierre noire, contrastant avec la blancheur du calcaire, gravés de larges symboles étranges. Des hommes vêtus d'une tunique blanche portant une croix pattée rouge forment un cercle entre ces pierres et une large vasque en métal sombre occupe le centre de la caverne. Le cercle compte une dizaine d'homme. Ils psalmodient dans un latin dégénéré, incompréhensibleVon Scharssen, les bras écartés, conduisant le chant, se dresse devant la vasque. A ses pieds, est étendue le corps d'une jeune femme, les cheveux bruns défaits, inerte. Dans la vasque, un liquide noir bouillonne. De celui-ci s'étend plusieurs tentacules, explorant les abords du récipient et s'approchant de la jeune femme.  
N'écoutant que leur courage ou leur inconscience les américains pénètrent dans la caverne, armes au poing. Le tir de Pete vise Von Scharssen, alors que Rachel et Warren ajustent les templiers les plus proches. Le Professeur est éloigné et le tir manque de justesse, alors que les templiers se retournent et dégainent leur Lüger. Se cachant dans des anfractuosités de la roche, les investigateurs tentent de maintenir un feu nourri sur les templiers, alors que Von Scharssen semble hors d'atteinte et que les tentacules s'enroulent lentement autour du corps de la jeune femme. Ses hommes de main n'ont pas tous eu le temps de trouver refuge derrière les monolithes et les tirs ont fait mouche. Warren en décompte une demi-douzaine au maximum ... L'affaire ne semble pas si compliquée. 
Un pointe acérée entame le dos de Pete et le pousse brutalement hors de sa cachette. Tombé au sol, il se retourne et voit s'avancer vers lui une silhouette vêtue d'une cotte de maille rouillée et d'une tunique de templier en lambeaux. Il ne peut définir le visage de son adversaire, entre lambeaux de chair en putréfaction et mâchoire apparente, qui dresse une épée longue rouillée. Effrayé, il ne doit son salut qu'à l'intervention du Père Siméon qui décapite le mort-vivant d'un coup d'épée. Alors qu'il se relève et tente de trouver un abri, Pete remarque autour de lui le combat au corps à corps qui s'est engagé entre une dizaine de templiers morts-vivants et leurs étranges alliés venus les secourir. 
Les tentacules ont atteint le plafond de la caverne et soulève dans les airs le corps de la jeune femme. La peur semble lui avoir permis de retrouver quelques facultés : elle hurle de terreur dans un cri désordonné dans lequel se mêlent effroi et folie. Warren et Rachel ont reculé à l'abri des frères du monastère et continuent de nourrir un feu constant sur les hommes de Von Scharssen. Une balle atteint Pete à la jambe et lui rappelle sa position vulnérable. Il doit choisir entre trouver un abri et foncer dans le tas pour stopper Von Scharssen.
Le feu nourri de Rachel et Warren lui permet d'atteindre le cercle et d'ajuster son tir d'une main sûre. Il touche Von Scharssen d'une balle dans la tête. Alors que le Professeur s'effondre, ses hommes de mains sont pris d'assauts par les moines du Pére Siméon. Les psaumes du Professeur se sont tus avec lui. La bête tentaculaire recule dans la vasque, libérant au passage la jeune femme qui s'écroule au sol, secouée de convulsions.
Le Père Siméon s'approche de la jeune femme et la maîtrise. Il l'examine rapidement puis il appelle Warren et lui demande de la prendre en charge, avant de tirer sa révérence : " Vous nous avez aidés, je vous en remercie. Il a été facile de vous suivre. Arthur est nos yeux en surface, il vous a suivi depuis votre départ et nos tunnels forment un long réseau, cela nous a permis de vous venir en aide rapidement. Vous en aviez besoin. Baal est retourné dans les entrailles de la terre, maintenant vous savez ce qu'il vous reste à faire. Quant à la jeune femme, je vous laisse le soin de décider de son sort. Apparemment, aucune fécondation n'a eu lieue mais je ne sais si elle recouvrira la raison ... Enfin, sachez que notre monastère vous sera toujours ouvert si vous en retrouvez le chemin".
Sur ce Warren et Rachel conduisirent la jeune femme à l'extérieur du tunnel. Quant à Pete, il se saisit des petits barils de poudre et se souvint de cet hiver dans le nord de la France en 1917 quand il faisait effondrer les tranchées avant l'arrivée des troupes allemandes ... il y a des vérités qui ne doivent pas être révélées.


samedi 4 mai 2013

L'Appel de Cthulhu - Le livre des révélations partie 3 : Jerusalem (1/2)


première partie du compte-rendu de la partie du 05 avril 2013
suite du scénario "grand écran" de Casus Belli # 95 (première formule), par Tristan Lhomme



Jérusalem, le 23 juin 1927, au soir

Après un long voyage en train, d'une dizaine jours, les ayant menés de Berlin à Istanbul, les investigateurs ont changé de train en direction de Damas puis de Haïfa. Arrivés en Palestine le 23 juin au matin, ils ont rejoint en car la ville sainte en fin de journée. 
C'est à pied, par la route de Jaffa et la porte du même nom, devant laquelle le car les a laissé, qu'ils font leur entrée dans la vieille ville aux remparts illuminés par le soleil couchant et déjà brûlant en ce début d'été. C'est à l'hôtel King David qu'ils posent leur valise. Installé dans une demeure bourgeoise de la fin du XIXe s., à la décoration arabisante, c'est un hôtel au confort digne des standards occidentaux. Pete occupe une chambre en façade, donnant sur une rue animée du quartier chrétien, alors que Warren et Rachel bénéficient d'une chambre donnant sur une cour fraîche et arborée.
En soirée, dans la salle de restaurant, Pete fait la connaissance du lieutenant Lawrence Ellis Lawford, plénipotentiaire britannique, de séjour à Jérusalem qui lui conseille vivement de s'armer. Non pas que les rues de la ville sainte soient dangereuses mais les histoires saugrenues de chantier de fouilles perdus dans le désert que lui racontent Pete l’inquiète quant aux sites que son interlocuteur et ses compagnons souhaitent visiter. Il lui conseille de visiter les lieux saints de Jérusalem et, comme l'archéologie semble être d'un intérêt majeur pour son séjour, l'informe de la tenue de fouilles archéologiques par une équipe américaine au pied du rempart ouest.





dans la nuit du 23 au 24 juin

C'est une nuit agitée pour Pete, qui se réveille en sursaut tôt le matin. Trempé de sa sueur, il grelote, un courant d'air frais traverse les volets entrouverts qu'il avait pourtant pris soin de fermer la veille. Pris de nausées et de vomissements, il met plusieurs longues minutes pour reprendre ses esprits et se remémorer le rêve qu'il vient de faire. 
Son corps planait au dessus de l'hôtel, puis a rejoint la mosquée d'Omar et il s'est lentement laissé porté par le vent jusqu'au Mont des Oliviers. Là, assis à l'ombre d'un vieil olivier il a contemplé durant un long moment Jérusalem, les vallées de Kidron et de Josaphat, les tombeaux antiques en ruine qui s'alignent sur les routes sèches et poussiéreuses menant à la porte de Saint Stéphane. Puis, il rejoint la route principale où une silhouette féminine marche, lentement sans bruit, semblant flotter, drapée dans un linge blanc. Dans ses bras, elle porte un jeune enfant, au visage déformé, dont le regard adulte et malsain dégage une horreur indicible. Alors qu'ils allaient entrer dans la ville, emporté par un coup de vent, Pete s'élève dans les airs et assiste à l'effondrement de la ville sainte, détruite par un violent tremblement de terre.




le 24 juin, en journée

Après avoir conté son rêve a ses compagnons, Pete décide de partir à la recherche d'armes de poing dans le bazar. A la suite d’âpres négociations, il fait l'acquisition de trois pistolets à barillets ainsi que d'une réserve de balles suffisante. 
Les investigateurs décident alors de faire le parcours du rêve de Pete et font l'ascension du Mont des Oliviers par le chemin du calvaire. Ils décident de rentrer dans l'église de l'ascension et consultent les bibles à disposition des pélerins, afin de tenter de trouver une signification à son rêve. Toutefois, il est fait nulle part allusion dans les textes bibliques à la scène de son rêve, ni aux "cachés" évoqués par Forrestal. Cette étude minutieuse des textes inconfortablement installés sur les bancs de l'église et perturbés par les offices religieux leur prend l'après-midi. 

dans la nuit du 24 au 25 juin

Durant la nuit, Pete souffre de la chaleur et se réveille en sueur, avec le souvenir d'un nouveau rêve. Celui-ci est plus simple, plus direct que celui de la veille : son corps flotte au dessus de l'hôtel en position stationnaire pendant quelques instants puis poussé par un léger vent il s'approche d'une demeure bourgeoise, récente et cossue, de style orientalisante, située sur la route de Jaffa, au nord-ouest des remparts de la ville sainte. 


le 25 juin, en journée

Au matin, Pete fait part de son nouveau rêve. Les investigateurs décident de retrouver la maison que Pete a survolé. Il la retrouve rapidement, après avoir quitté Jérusalem par la porte de Jaffa, dans les quartiers modernes s'étendant au nord-ouest, en direction des constructions récentes des colonies russophones. Un marchand de fruits leur confirme que la maison est habitée par des européens mais il n'a vu personne ce matin. Après quelques minutes à faire le guet, deux hommes blonds en costume quittent à pied la maison. La tentative de poursuite engagée est vite déjouée par les poursuivis qui se retournent et font demi-tour. Les investigateurs, craignant d'être repérés, poursuivent leur route en direction de la vieille-ville. 



En fin de matinée, ils rejoignent la fouille américaine du rempart ouest. Ils y font la rencontre du Professeur Louis Mogg et de son assistant Anthony Prescott. Rachel fait glisser la conversation sur les recherches du Professeur Forrestal. Apparemment, Mogg et Prescott sont peu intéressés par celles-ci, leur fouille visant à atteindre les vestiges gréco-romains des fortifications. La rencontre est peu concluante, si ce n'est qu'ils obtiennent des précisions sur l'emplacement des fouilles de Von Scharssen, sans plus de précision quant à leurs objectifs. Pete profite de l'après-midi pour faire l'achat d'une voiture dans les quartiers russes, pendant que Rachel et Warren font le guet devant la maison située route de Jaffa pour préparer leur entrée dans la soirée. 

(à suivre)

mercredi 3 avril 2013

Road to Jerusalem ...

En attendant le troisième épisode du Livre des Révélations, quelques plans et clichés ...


Jaffa, Palestine Railways




La porte judiciaire

Mont Zion


Saint Sépulcre


Jérusalem

Jérusalem

L'Appel de Cthulhu - Le livre des révélations partie 2 : Berlin


compte-rendu de la partie du 24 mars 2013
suite du scénario "grand écran" de Casus Belli # 95 (première formule), par Tristan Lhomme

Hambourg, le 7 juin 1927, au matin

Rachel Morrison, Pete Withmann et Warren Bedford débarquent le mardi 7 juin au matin au port d'Hambourg. Pris dans la cohue des voyageurs, leur passage à la douane est compliqué. L'incompréhension linguistique et le zèle des fonctionnaires font que leurs armes de poings, même astucieusement cachées, sont confisquées par les autorités de la république de Weimar. 
Après avoir changés leurs dollars américains en Deutsche Mark dépréciés, les investigateurs s'engouffrent en vitesse dans un taxi, craignant de rater leur train pour Berlin. C'est à ce moment précis qu'ils aperçoivent quatre silhouettes monter dans un taxi derrière eux. Une fois installés dans le wagon, leurs craintes se révélèrent fondées : quatre hommes, blonds, en chemises brunes, s’installèrent dans le même compartiment, les surveillant du coin de l’œil. 

Berlin, Potsdamer Platz, 1930

Berlin, le 7 juin 1927, au soir

Arrivés à Berlin en fin d'après-midi, les investigateurs se rendent à l'Hotel Alexander, bel hôtel de luxe, situé dans une rue parallèle de l'Unter den Linden. A leur grande surprise, les quatre blonds du train ne les talonnent pas. 
Rachel et Warren, en possession de l'adresse du Professeur Von Schärssen, se rendent au 115 Mittelstrasse, afin de faire un repérage des lieux. La haute porte en bois souligne la façade de grès rose de l'hôtel particulier et aucune autre ouverture ne semble accessible. Ne voulant pas se faire repérer ils rentrent à l’hôtel. 
De son côté, Pete décide de quitter les beaux quartiers pour tenter d'acquérir une arme au marché noir. Interrogeant le portier de l'hôtel sur les quartiers mal fréquentés, celui-ci lui déconseille ouvertement de se rendre à Grünewald, où les groupuscules communistes tiennent le pavé. Il s'y rend à la nuit tombante. Avisant un homme appuyé à un lampadaire, il tente de lui faire comprendre l'objet de sa recherche. Son interlocuteur lui indique le café Lothar situé juste à l'autre angle du carrefour. Pete se dirige dans ce café populaire, bondé d'ouvriers. Installé à une table il tente d'entamer la conversation avec le jeune serveur qui parle un peu l'anglais. Pete lui explique qu'il a des problèmes avec des chemises brunes et qu'il aurait besoin d'une arme pour se protéger. La réponse du serveur est courte, il abandonne la conversation et se retire en cuisine. 
La réaction de l'ancien boxeur, se précipitant derrière le serveur, envenime la situation. Il est rapidement mis à la porte. Nerveux et tendu, il profère des grossièretés verbales et gestuelles au patron et aux clients du bar. Deux d'entre eux, colériques, partent à sa poursuite. Pete se réfugie dans un immeuble en travaux où il se cache derrière des tôles et une palissade de planches. Alors qu'il voulait renverser ces tôles sur ses adversaires, il trébuche et entraîne dans sa chute une poutrelle métallique qui l'écrase et l'immobilise au sol. Concluant au décès de Pete, ses poursuivants l'abandonnent  sur place. 
Dans la nuit, il arrive à se défaire du poids de la poutrelle et à s'éloigner du café Lothar. Il passe la nuit dans un hôtel  où on lui administre quelques soins rudimentaires. Il fait porter un message à l'Hotel Alexander, à destination de ses compagnons, afin de les informer de sa situation. 

Berlin, Stadtschloss

Berlin, le 8 juin 1927

Enquête au Berliner Museum

Au matin, Pete retourne à l'Hotel Alexander et fait le point avec Warren et Rachel. Ils décident de se rendre au Berliner Museum pour consulter les papyrii mentionnés par le Professeur Forrestal, sous couvert de recherches archéologiques. Ils font la rencontre du bibliothécaire, Leopold Schmidt, qui leur apprend le vol des papyrii il y a quinze jours. Convaincus d'avoir affaire à des collègues il les conduit auprès du directeur du musée, le Professeur Hauptman. Celui-ci les reçoit dans son bureau alors qu'il s'entretenait avec l'inspecteur Joseph Kürten. Ce dernier, intrigué par les questions des investigateurs, les interroge à son tour. Après s'être assuré de leur innocence quant au vol des papyrii, la discussion prend un ton moins formel. Les investigateurs annoncent le décès du Professeur Forrestal et évoquent leurs soupçons à l'égard de Von Scharssen. Le directeur du musée leur assure qu'il s'agit d'une personne fiable et d'un grand scientifique qui ne s'abaisserait pas à éliminer un collègue, d'autant plus qu'ils échangeaient couramment sur leurs recherches concernant l'un et l'autre la Palestine. Kürten leur parle plus en détail du vol et de la découverte du corps du gardien massacré, à qui il manque le bras gauche et qui a été intégralement éviscéré. Il leur demande l'adresse de leur hôtel afin de pouvoir rester en contact.

En visite chez Von Scharssen

En début d’après midi, les investigateurs décident de se rendre chez Von Scharssen. Ils sont reçus par le majordome qui, après avoir écouté leur requête - Rachel se présentant comme une archéologue très intéressée par les recherches du professeur, les fait pénétrer dans l’hôtel particulier. Il les conduit au petit salon, où une servante vient leur amener du thé, alors que le domestique part s'enquérir de la disponibilité du professeur. 
Au bout d'une vingtaine de minutes, la servante a quitté l’hôtel et le majordome ne réapparaît toujours pas. Warren sort du petit salon à la recherche de leur hôte. Il entend alors une voix venant de l'étage. Il s'agit bien de celle du domestique qui s'adresse à un interlocuteur au téléphone. Tendant l'oreille, en montant quelques marches, il comprend des bribes de la conversation en allemand. Le majordome semble vouloir prévenir un certain Kurt Völker de la présence des investigateurs, pressant son interlocuteur d'intervenir. 
Les investigateurs décident d'intervenir rapidement. Pete monte à l'étage en premier et se dirige vers le majordome qui lui tourne le dos. Il en profite pour saisir un chandelier. Alors qu'il s'avance à pas lent pour le frapper , le domestique se retourne et contre le coup qui lui était porté en lui bloquant le bras. S'en suit une lutte au corps-à-corps durant laquelle Pete est surpris par la force du majordome. Warren et Rachel l'ont suivi alors qu'il cède sous les coups de son adversaire et s'effondre au sol. Warren arrive à se faufiler dans le dos du domestique et à saisir le boitier téléphonique pour tenter de l'étrangler avec le câble  Quant à Rachel, elle récupère le chandelier tombé sur le sol et frappe, en vain, le majordome qui résiste aux assauts simultanés, se libérant de l'étranglement du psychologue. C'est alors que Pete se saisit de son couteau glissé dans sa bottine et le lui plante dans la cuisse droite en se relevant. Bénéficiant de la douleur causée par cette blessure à son adversaire il lui assène un grand coup de poing sur la nuque. Le corps lourd du domestique s'effondre en croix sur le parquet. 
Warren se penche vers lui pour prendre son pouls et s'assurer qu'ils pourront toujours le faire parler. Rachel reprend ses esprits alors que Warren reçoit un coup de coude du domestique. Pete le fait taire à jamais d'un coup de talon au visage, lui brisant la mâchoire.
Craignant une intervention de l'interlocuteur du domestique, les investigateurs fouillent rapidement les appartements de Von Scharssen. Ils mettent la main sur des cahiers manuscrits, une sorte de journal personnel de Von Scharssen, allant de 1914 à 1926. Ils n'ont pas le temps d'explorer les magnifiques bibliothèques regorgeant d'ouvrages archéologiques. Récupérant des bouteilles d'alcool dans la cave et d'essence pour lampes à pétrole, et inquiet du futur témoignage de la servante, les investigateurs mettent le feu à l'étage afin de masquer la mort du domestique. Rachel, Warren et Pete quittent l’hôtel particulier et remontent la rue calme de Mittelstrasse, sous les doux rayons de soleil de juin alors qu'une fumée épaisse s'élève de l'hôtel particulier. 
De retour à l'Hotel Alexander, Warren, le seul à lire l'allemand, étudie durant la nuit les carnets récupérés chez Von Schärssen. Ils se composent de trois cahiers, le premier couvrant ses années de guerre de 1914 à 1918, le second, avec des notes plus espacées jusqu'en 1923, liées à ses recherches sur des sites archéologiques en Palestine, et le troisième, dans lequel les notes sont plus fournies et denses sur ses recherches. Warren note que à partir de 1924, il ne parle plus de ses collègues mais de ses "frères". Il fait part de ses conversations avec "Il", témoignant d'une certaine forme de crainte respectueuse. Sur la fin du carnet, couvrant l'année 1926, il hésite à retourner "LE" voir, dans sa forteresse en Palestine, avec un sacrifice. Il fait allusion à une expédition qui devrait durer tout le second semestre 1927.

Berlin, le 9 juin 1927

Meurtre à Grunewald

Warren fait part de ses découvertes au petit-déjeuner. Alors qu'ils discutent du contenu des carnets, les investigateurs entendent une conversation de touristes américains faisant allusion à la nouvelle qui fait la une des journaux du matin : un massacre d'un jeune couple à Grunewald, aux caractéristiques similaires au meurtre du musée. 
Le groupe se rend dans le quartier de Grunewald, à la recherche du lieu du crime. Ils retrouvent des badauds amassés devant une petite maison délabrée. Derrière le cordon de sécurité se trouve l'inspecteur Kürten qui les reconnaît et les fait se rapprocher. Il accède à leur demande de voir les corps. Ils montent à l'étage et constatent qu'un premier corps a été désarticulé, auquel il manque deux bras et les intestins, alors que le second a été décapité. Kürten fait le point sur les éléments de l'enquête : il s'agit de Martha et Kurt Launsig, ils ont du recevoir une troisième personne qu'ils connaissaient, s'en est suivi une lutte. Dans un angle de la pièce, Warren remarque qu'une latte du plancher est légèrement déplacée. Kürten soulève la latte et trouve un sac avec des bijoux. 
En ressortant de la maison, les investigateurs observent quatre hommes, blonds, en costume de ville, avec une grosse bosse sous la veste, qui observent puis s'éloignent des lieux du crime. 
Les investigateurs décident de les suivre dans les ruelles de Grunewald. Ils les suivent jusque dans une petite rue en escalier, dans laquelle s'engouffre les quatre hommes. La poursuite est interrompue par l'irruption d'un groupe de jeunes communistes poursuivis par des chemises brunes qui en décousent dans les escaliers. 

Le boucher Grüben

Rachel, Warren et Pete retournent dans le centre de Berlin pour déjeuner. Pendant leur repas, un petit mot leur est glissé par le serveur : "Rendez-vous au Tiergarten, devant la statue de Goethe, ce soir". Ayant l’après midi pour eux, les investigateurs retournent au Berliner Museum voir le Professeur Hauptman pour en apprendre plus sur les fouilles de Von Scharssen. Ils apprennent que celles-ci ont lieu à l'est de Jérusalem dans une localité nommée Ubediya. Sur le retour, ils rentrent dans une agence de voyage pour se renseigner sur le voyage jusqu'à Jérusalem, ils en auraient pour 10 jours de train, via Istanbul et Beyrouth. Enfin, ils retournent au commissariat rencontrer Kürten pour en savoir plus sur le dénommé Kurt Völker. Il s'agit d'un déménageur, habitant Grunewald, passant son temps dans les réunions politiques et qu'il est membre des Sturmabteilungen. Le soir venu, les investigateurs vont au Tiergarten, attendre leur rendez-vous devant la statue. Un homme au teint blafard les aborde et leur vend une information pour quelques milliers de mark. Il sait qui est le meurtrier du jeune couple Launsig, il s'agit du boucher Gruben situé sur Mittelstrasse à Grunewald.
Les investigateurs décident de s'y rendre mais seulement après avoir averti l'inspecteur Kürten. Celui-ci, encore à son bureau à cette heure tardive, se propose de les accompagner sans leur fournir pour autant des armes, malgré les demandes répétées de Pete. Arrivés devant la boutique fermée du boucher Gruben, ils doivent forcer la porte. Kürten, suivi de Warren et Rachel, montent à l'étage alors que Pete surveille les arrières. Au grenier, blotti dans un angle, tenant un couteau de cuisine maculé de sang, ils découvrent Grüben, éclairé par la lune blafarde, qui prend peur en les voyant approcher et s'enfuit par une fenêtre ouvrant sur les toits. Ils sont rapidement rejoints par Pete qui a vu arriver quatre silhouettes dans la rue. 
Ils se jettent à la poursuite de Grüben sur les toits. Le fugitif, agile, prend de l'avance très vite, seul Kürten arrivant à suivre ses sauts de toits en toits. Malheureusement il n'a pas l'agilité de Grüben et, alors qu'il traversait une charpente en réfection, son pied s'échappe entraînant une chute mortelle. Alors que la poursuite semble perdue, Pete descend par un échafaudage voir le corps de Kürten alors que Warren et Rachel tentent de suivre, de loin, Grüben qui tente de descendre d'un toit à un autre par un chéneau. Celui-ci ne résiste pas sous le poids de Grüben et se décroche le laissant chuter sur le trottoir. 
Warren et Rachel reviennent sur leurs pas et utilisent l'échafaudage pour descendre rejoindre Grüben. Pete, ayant récupérer le revolver de Kürten, les rejoint auprès du corps du boucher. Celui-ci est encore en vie, la folie et la vie luttant encore au fond de ses yeux. Dans un dernier souffle, il leur dit : "vous cherchez les papyrii ? ... cimetière de Sankt Wilhelm, les papyrii sont là-bas .... aux monuments aux morts".
Alors que les investigateurs constatent le décès de Grüben, ils entendent un toussotement dans leur dos. Quatre hommes les encerclent. Leur meneur s'appelle Hans Pfeifer et leur demande ce que Grüben a dit. Après quelques minutes d’âpres discussions, Rachel leur répond "devant la statue de Goethe". Même s'ils semblent douter, les quatre hommes relâchent leur pression et s'en vont. 

Le cimetière Sankt Wilhelm

Autour de minuit, alors que le ciel se couvre, le temps tournant à l'orage, les investigateurs prennent un taxi pour  rejoindre le cimetière Sankt Wilhelm dans la banlieue de Berlin. Ils poussent la grille ouvragée, mal fermée, du vieux cimetière et rejoignent le monument aux morts situé au centre de la croix formée par les allées de graviers, bordées de stèles funéraires. Sur la base du monument, les investigateurs repèrent une fente dans la maçonnerie d'où dépasse une pochette renfermant des papyrii
Alors qu'ils descendent les marches du monument, des silhouettes sombres, basses, voûtées, ont pris position au sommet des stèles, escaladent le monument et viennent former un cercle bloquant la sortie. Le meneur de ces anthropomorphes, d'une voie fine et aiguë, dans un anglais fluent, réclame les papyrii, expliquant au groupe qu'ils leur appartiennent et qu'ils doivent être remis leurs sœurs à Jérusalem. Les investigateurs refusant de donner les documents, les silhouettes  s'approchent, resserrant le cercle. Certaines, parmi les plus proches, glissent leurs doigts longilignes dans les poches des investigateurs, dans leurs cheveux, Pete se faisant subtiliser sa casquette. Sous pression, ils cèdent devant la demande, certes pacifique, mais pressante. Le cercle s'ouvre, permettant aux investigateurs terrorisés de quitter le cimetière.

La capture

Alors qu'ils pensent rejoindre leur hôtel sur le matin, à pied, après quelques minutes de marche, une voiture se glisse à leur hauteur et s'arrête devant eux. Hans Pfeifer descend de la voiture accompagné d'un homme, tous les deux avec le revolver au poing, et les invite à monter. Warren monte sur la banquette avant surveillé par un  homme, alors que Rachel et Pete prennent place à l'arrière, encadrés par deux hommes, Hans Pfeifer prenant le volant. Après quelques minutes de conduite, Pete met la main sur son revolver qu'il avait glissé sous sa veste et le dégaine, abattant d'une seule balle dans la tête Hans Pfeifer. La voiture fait plusieurs tonneaux avant que les passagers, blessés, sombrent dans l'inconscience.
Les investigateurs reprennent conscience dans une petite cellule de béton, étroite et humide, éclairée par une ampoule faiblarde, dont le fil pend du plafond. Ils ont été dépouillés de leurs affaires et n'ont sur eux plus que leurs sous-vêtements. Des bruits sourds se font entendre, comme des coups ou des battements. On distingue parfois des frottements ou le déplacement d'une masse lourde dans le sol en béton, qui tremble parfois durant quelques secondes. Une odeur pestilentielle émane des fentes dans le mur, d'où suinte un liquide collant et brunâtre.  
De l'autre côté de la porte en métal, les pas sont rares dans le couloir, certains rapides, d'autres plus lents, souvent accompagnés d'exclamations en allemand. Quelque fois une phrase surprend l'oreille, les mots ne se distinguent plus et seulement quelques syllabes sont reconnues, mais celles-ci restent agencées sans ordre, s'entrechoquant. 
Il est impossible de décompter le temps, l'ampoule restant allumée en permanence. Seule la faim qui tenaille le ventre et la soif qui irrite la gorge soulignent l'écoulement du temps. 
Fébriles et épuisés, les investigateurs sont surpris par l'entrée de quatre hommes qui les empoignent, leurs lient les mains et leur bandent les yeux. Ils sont conduits à l'extérieur et on les fait monter dans une voiture. Les hommes qui les accompagnent sont silencieux durant le voyage qui dure une trentaine de minutes. On les fait sortir de la voiture, puis s'agenouiller sur des pavés. Leurs liens et les bandeaux sont défaits. D'un geste violent, on leur place les mains derrière la nuque et on leur fait pencher la tête. 
C'est une nuit douce, étoilée, une légère brise souffle sur les rares brins d'herbe poussant entre les pavés. Les bruits de la ville leur semblent éloignés. Des bruits de pas se rapprochent sur leur gauche. Ils sont secs et réguliers, claquant sur le sol, accompagnés du bruissement d'un manteau de cuir. Le cliquetis d'un chien qu'on arme les fait sortir de leur torpeur. Devant leurs yeux, à moins d'un mètre, s'étend la berge de la Spree. 
Pete bondit et plonge dans la Spree, évitant la balle qui lui était destinée. De son côté, Warren bénéficie de l'effet de surprise pour sauter à l'eau et s'enfoncer dans les eaux sombres de la Spree. Quant à Rachel, épuisée par sa captivité, ses mouvements sont un peu trop lent pour échapper à la vigilance des autres gardes qui lui tirent dessus. Légèrement blessée à l'épaule elle arrive à plonger dans le fleuve. Protégés par l'obscurité d'une nuit sans lune, les investigateurs arrivent à s'éloigner au fil de l'eau. 
En se laissant flotter, ils rejoignent le centre de Berlin et arrivent à monter sur les quais. Dans la nuit, ils rejoignent leur hôtel et apprennent qu'ils sont restés en captivité deux jours. 

Berlin, 13 juin 1927

Après une courte nuit, les investigateurs préparent leurs bagages et quittent l’hôtel pour se rendre à l'ambassade de Grande-Bretagne, afin d'obtenir des visas pour la Palestine. Dans le quartier des ambassades, un convoi de voitures officielles ne passe pas inaperçu et se gare devant l'ambassade des Etats-Unis. 
Les investigateurs se précipitent à la gare principale de Berlin, pour prendre un train qui part le soir même, à destination d'Istanbul. L'arrivée à Jérusalem est prévue dans dix jours.



mercredi 13 mars 2013

Berlin : un avant-goût ...

Voici quelques documents pour préparer le prochain épisode du Livre des Révélations :
des éléments de contexte et des plans







Berlin innere Stadt



Berlin 1910